La suite de mon passage à RDI Économie

  J’ai vécu ma première expérience télévisuelle le 7 mars dernier lors de l’émission spéciale sur le e-commerce à RDI Économie qui était de passage au HEC Montréal. C’était en […]

 

J’ai vécu ma première expérience télévisuelle le 7 mars dernier lors de l’émission spéciale sur le e-commerce à RDI Économie qui était de passage au HEC Montréal. C’était en compagnie de Gérald Fillion et Jacques Nantel.

Nous avions donc le mandat de répondre en un peu plus de 7 minutes à plusieurs questions sur lesquelles j’aurais bien aimées développer davantage. Voici donc la suite de l’entrevue avec des réponses plus étoffées à des questions sur le e-commerce qui peuvent être complexes:

1- Lorsqu’une personne exploite un site web de vente en ligne d’objets physiques (biens meubles) doit-elle percevoir les taxes (TPS et TVQ) à ses clients, même si ces clients commandent d’une autre province ou de l’extérieur du Canada?
Si l’entreprise est inscrite aux taxes, elle doit selon la loi charger les taxes à ses clients. Le tout se pose sans problème dans un commerce de détail avec pignon sur rue, car la transaction se fait sur le territoire, québécois, canandien. Toutefois, dans un scénario de e-commerce, l’adresse de LIVRAISON prime comme « lieu de transaction ». Donc, un client du Québec qui fait livrer sa marchandise à St-Jérôme, doit payer des taxes. Toutefois, si ce même client fait livrer en France, par exemple, à ce moment les taxes ne sont pas chargées. Dans le cas des provinces canadiennes, nous pouvons se fier aux informations sur les taxes canadiennes sur Entreprise Canada. En gros, c’est soit la TVH ou la TPS. Il y a certaines exceptions, si vous faites affaire avec certaines provinces qui ont des particularités.

Nous avons décidé sur notre plateforme e-commerce Panierdachat, à l’intérieur de la mission de rendre le e-commerce accessible, de gérer les taxes de façon dynamique. Donc, aucun soucis de paramétrage particulier si vous faites affaire avec nous!
Une bonne chose de faite! 😉

2- Le plus dur est le référencement. Quels sont les trucs ou les manières d’avoir un bon référencement pour son site web?
Oui, c’est vrai. Le référencement, c’est complexe! Google considère plusieurs critères pour ses résultats de recherche. Et le web, c’est ultra compétitif! Quelques trucs pratico-pratique qui peuvent vous aider dans ce processus:

– Viser votre clientèle. Quels sont les mots clés que votre clientèle cible recherchera pour trouver votre produit.
– Visez des mots clés secondaires, car un mot clé seul est non seulement très compétitif, mais aussi peu ciblé sur un produit spécifique.
– Ne visez pas ressortir sur des mots clés non-recherchés. Par exemple, sur Bottes hiver, voici certains mots clés les plus recherchés, est-ce pertinent pour votre offre? Si oui, ajoutez ces mots dans votre titre de page et dans votre contenu.
Recherche-google-pour-e-commerce
– Soyez pertinent et n’abusez pas: Vos titres de pages doivent représenter votre contenu en 70 caractères.
– Soyez actif sur les médias sociaux
– Ajouter du contenu sur votre site web: Cela vous aidera pour votre référencement, amis aussi pour la conversion de vos clients.

Et soyez patient! Rien ne se fait rapidement. Tout le monde veut les premières positions. Trouvez votre niche et exploitez-la.

3- Quelles sont les règles sur les taxes à la consommation? Pourquoi quand j’achète en ligne comme sur le Playstation Store, je ne paie pas de taxes, ni sur Itunes?
Parce que ces entreprises ne sont pas soumises à la taxe canadienne ni québécoise. C’est de la même manière que les entreprises qui vendent aussi à l’extérieur ne chargent pas les taxes. Petite note, pour des produits téléchargeables, l’adresse de facturation est prise comme référence, car aucun livraison n’est requise.

4- Qu’est-ce qui fait défaut aux entreprises de ventes à la consommation telles que Future Shop, Guess, Jacob, Mexx, San Francisco et même Sears en ce qui a trait aux défis du commerce électronique?
Tout est dans le positionnement. Le commerce électronique est un autre canal de vente, sur une artère qu’est le web, plus vaste que la rue principale. Tout comme en magasin, l’expérience client doit être optimisée et les ventes croisées. Pour les entreprises citées plus haut, il y a davantage le positionnement global que le e-commerce pris de façon unitaire. Est-ce ces entreprises se sont adaptées dans leur offre en magasin et en ligne? Ont-elles revu leur image de marque à travers le temps? Plusieurs commerces font face à des défis, tant dans les grandes bannières que dans les petites. Tout va vite, et l’entreprise doit s’adapter, sinon, elle risque de mourrir.

5- Quelles est la façon pour un artiste peintre de vendre ses toiles sur le web?
Il n’y a pas une façon simple de vendre, mais une multitude de façons. Nous pouvons prendre ce secteur spécifiquement, mais cela s’applique à tout secteur, entrepreneur et fabricant.
Il y a certes des bonnes pratiques, mais les Success Stories ont inventé leur propre histoire, et c’est pourquoi nous en parlons. Les entrepreneurs doivent multiplier leurs canaux de vente, être présents sur les médias sociaux, site web, place de marché, fournisseurs, et sortir du Québec. Ils doivent se différencier des autres dans leur offre, sinon, ils ne ressortiront pas du lot. Connaissant des artistes dans mon réseau, je sais que le marché d’oeuvres d’art au Québec est assez difficile. Souvent les artistes doivent sortir de la province pour en vivre. Je crois donc qu’une stratégie de la sorte est bénéfique et le web est un moyen efficace d’aller chercher une clientèle hors Québec. Pour certain artiste, il peut être difficile de sortir de l’aspect création pour voir le côté financier, mais je le crois primordial pour en faire une réussite.

6- Dommage collatéral: le passage des ventes de Kanuk en ligne aurait apparemment provoquer la fermeture de mon détaillant Azimut de Québec qui fermera ses portes d’ici la fin du mois.
Je ne ferai pas de commentaire sur ce cas spécifique, mais un portrait global de la situation.
Je n’aime pas les conclusions simples à des problèmes complexes. La fermeture d’entreprise est multi-factorielles et le e-commerce en fait partie. Pourquoi un détaillant qui offre un produit ferme ses portes parce que son fournisseur vend en ligne? Si le détaillant offre une gamme plus vaste d’un produit d’une niche, il serait aussi bien positionné pour vendre le produit que le fournisseur. Vend-t-il en ligne, s’est-il positionné en ligne? Poser la question c’est y répondre. Les commerces de détail doivent vendre en ligne, c’est un des secteurs le plus avantagé à le faire, car il soutient les ventes en magasin (cross-sellling, showrowming, drive-to-store) Mais ensuite, il doit entretenir/optimiser/améliorer/revoir/changer/etc. leur boutique, comme il le fait pour un pignon sur rue.
Et ça, on n’en parle pas assez!
Dire que c’est un dommage collatéral, c’est comme dire que l’innovation a des aspects négatifs. L’innovation nous amène plus loin, elle nous force à revoir notre manière de voir les choses. Amenons les choses plus loin, soyons audacieux et avant-gardistes, et nous mènerons le train!

7- Comment peut-on s’assurer que nos données qu’on met sur un site d’achat ne se font pas vendre? Et qu’elles ne soient pas répertoriées sur nos habitudes de vie?
Tout d’abord, aujourd’hui la très grande majorité des e-commerces professionnels ont un Certificat SSL. C’est un certificat qui nous permet d’avoir une page sécurisée, afin d’accepter les paiements par carte de crédit. Pour les visuels: C’est le « S » au http et le petit cadenas. Avec Panierdachat, nous l’offrons avec l’hébergement. Donc, pas besoin d’installation par un professionnel, c’est inclus, et ça augmente les ventes vs les paiements uniquement avec un fournisseur comme Paypal par exemple.
À ce moment, les données sont encryptées. Même le marchand n’a pas accès au # de cartes de crédit. Il aura en main les données liées à la facture, comme une facture reçue lors d’un achat en magasin. C’est très strict et légiféré.
En ce qui a trait aux habitudes de vie, il ne faut pas se leurrer, le marketing nous étudie, même dans les allées de l’épicerie. Quelle couleur sera choisie pour stimuler l’appétit, quelle disposition sera choisie pour vous faire choisir un produit, etc. Tous les sens sont mis à profit, même l’odorat. Ce n’est pas différent en ligne. Est-ce que ça doit nous choquer? Non, je ne pense pas. Je préfère voir une annonce qui pourrait me plaire, qu’un autre qui m’emmerde, non? De toute façon, des annonces j’en verrai d’une façon ou d’autre, mais ça c’est un autre débat!

Vous voulez plus d’infos sur notre solution, la page des Forfaits de e-commerce vous présentera les options de fonctionnalités qui s’offre à vous. Et si vous avez des questions sur la mise en ligne de votre projet sur Panierdachat, nous sommes là pour y répondre!

Pour voir le vidéo, c’est ici:

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